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L'observation astonomique

LES CONJONCTIONS DE LOUXOR

Coïncidence

La "très curieuse coïncidence" du solstice de Louxor avec la bissectrice dorée du Triangle Sacré réclame cette page.

La coïncidence du solstice de Louxor avec la bissectrice dorée du Triangle Sacré se produit sur une aire géographique particulièrement favorable.

La bissectrice dorée du triangle

L'une des trois bissectrices du triangle 3-4-5 est dorée. Elle porte le nombre d'or. Si l'o place le triangle sur la table d'orientation, cette bissectrice correspond à une position du soleil. Par exemple son solstice.

Correspondance géographique

À quelle latitude exacte correspond l'azimut que propose la bissectrice dorée ?

Culture

Enfin, la population qui vit en cette région est-elle en mesure d'effectuer un tel constat astronomique ?

Mesure du solstice

Institut de Mécanique Céleste et de Calcul des Éphémérides. Calcul en ligne. Plusieurs sites internet permettent d'obtenir en ligne les données dont nous avons besoin, notamment l'Institut de Mécanique Céleste et de Calcul des Éphémérides.

Nous obtenons un tableau très précis des solstices(rapportés à l'Est qui sert de ligne de base au lieu du Nord conventionnel). Les valeurs manquantes s'obtiennent par interpolation. Les différences d'observation varient peu au cours des millénaires.

Ville Solstice (lever) / Est

Le Caire —> 27,76°
Badari —> 26,86°
Nagada —> 26,47° (interpolation I)
Louxor —> 26,52°
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interpolation II —> 26,56° (Bissectrice = idéal)
La latitude idéale se situe à 17 km au Sud de Louxor (région de Schaghab)

Interpolations

Interpolation I
Badari-Louxor = 145 km —> Dif = 0,34°
Louxor-Nagada = 23 km —> (23÷145)(0,34)= 0,054°
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Interpolation II
0,04° <— (0,04÷0,054).23 km = 17 km


Report des données sur la carte

Avant la Civilisation de Nagada

Carte de l'Égypte Antique et de ses principales villes : Nagada, Louxor, Gizeh, Alexandrie et Karnak. La Civilisation de Nagada n'est pas la première sur ce territoire, occupé depuis le paléolithique. Les annales du Service d'Antiquité de l'Égypte de l'Institut Français en témoignent dès 1902 :

ANNALES DU SERVICE DES ANTIQUITÉS DE L'EGYPTE, TOME V
RAPPORT SUR LES TRAVAUX EXÉCUTÉS À KARNAK DU 31 OCTOBRE 1902 AU 15 MAI 1903, PAR M. GEORGES LEGRAIN.
LE CAIRE, IMPRIMERIE DE L'INSTITUT FRANÇAIS D'ARCHEOLOGIE ORIENTALE


Page 33 :
« Type 15. Racloir ou percuteur, formé d'un rognon rond et aplati, parfois tabulaire, ayant les bords grossièrement retouchés (page 61,1 exemplaire).

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...Les dépôts lacustres du quaternaire inférieur près de Thèbes en contiennent de grandes quantités. Ces silex plats, lenticulaires ou tabulaires, généralement de forme arrondie, ovale, oblongue, et rarement de contour polygonal, jouent un très grand rôle parmi les éolithes de la région de Thèbes. Sur la colline d'Ezbet-el-wouz , près d'el-Chaghab, les pièces de ce type représentent, en certaines couches, la grande majorité de tous les silex travaillés qu'elles contiennent.»


Shaghab (ou Chaghab) est à la latitude idéale pour recueillir l'observation du Solstice selon la
                            bissectrice dorée du Triangle Sacré.









Shaghab (ou Chaghab) est à la latitude idéale pour recueillir l'observation du Solstice selon la bissectrice dorée du Triangle Sacré.

Les méthodes néolithiques

Géométrie théorique et appliquée

Les hommes ont construit leur Savoir dans une sorte de va et vient entre la réalité appliquée de leurs oeuvres, artistiques ou cultuelles, et l'étude "sur le papier" - à l'époque sable ou terre battue investis par la corde. En cela, les idées développées se rattachent autant à la concrétude des objets produits qu'aux figures théoriques dessinées en coulisses. Au final, il y a identité entre l'idée, la forme et la géométrie qui porte la forme : trinité de la Symbolique.

Le quadrillage

Les figures géométriques qui se développent de concert avec des alignements sur le terrain sont d'un niveau comparable, et même homogènes. Une maîtrise si parfaite de la mesure et des angles laisse entrevoir une pareille connaissance des figures de base. Le quadrillage est indissociable de ce type de figure. En l'occurrence, la bissectrice dorée du Triangle 3-4-5 est la diagonale d'un double carré, au quadrillage implicite...

La précision des observations

L'observatoire primitif du Néolithique est un grand cercle, posé au sommet d'une montagne,
                            où l'on repère le lever et le coucher du Soleil avec des pierres. Au néolithique, les Hommes apprennent à mesurer les angles. Au sommet de monts, à partir desquels ils peuvent embrasser la terre d'un seul regard, ils installent des observatoires fixes et bien solides. Les lignes de visée sont matérialisées par des piquets, des poutres de bois, puis elles finissent par être "fixées" dans la pierre

L'exemple de Stonehenge

L'observatoire de Stonehenge donne une idée de la taille que pouvaient prendre ces lieux Cultuels du Mégalithique. L'observatoire de Stonehenge, situé au nord de Salisbury en Angleterre, donne une idée de la taille que pouvaient prendre ces lieux Cultuels. En outre, ils révèlent aujourd'hui explicitement leur autre vocation, qui est scientifique ! Dans le cas de Stonehenge, le cercle de pierres intérieur ne mesure pas moins de 35 mètres ! La solennité du lieu suffirait à nous convaincre de cette proportion si une autre préoccupation ne venait y prendre part : la précision des observations. Tout est relatif, particulièrement cet aspect de toute mesure sur le terrain. Plus le cercle est grand, et plus la définition des visées s'améliore !

Les Égyptiens

Les Égyptiens ne raisonnaient pas autrement que leurs homologues de l'Atlantique sur le chapitre de la précision astronomique. Les preuves de leur commerce rend plus que probable la confrontation de leurs Savoirs. La curiosité comme la conscience de l'importance de ce Savoir ne sont le privilège d'aucune époque. Très vite les Hommes ont mis en commun les bases de ce qui deviendra au fil du temps la Symbolique. Son caractère universel trouve là son meilleur argument.

© Yvo Jacquier - Tous droits réservés.

Les observatoires primitifs des Égyptiens

Les observatoires primitifs des Égyptiens avaient vraisemblablement des proportions à leurs débuts comparables
                            à ceux de leurs homologues mégalithiques. En l'occurrence, les observatoires primitifs des Égyptiens avaient vraisemblablement des proportions à leurs débuts comparables à ceux de leurs homologues mégalithiques, et que seules les prouesses du métal arriveront à réduire par la suite. Et, comme on peut le constater sur le visuel accessible ci-contre à gauche, le soleil du Caire, soit de Gizeh, ne pouvait pas les interpeller comme celui de Louxor. C'est bien dans cette région que "le Soleil a parlé géométrie" pour la première fois.

L'extrême limite du discernement

Sur un dessin d'infographie contemporain, l'oeil expert est capable de discernement au-delà du dixième de degré. Mais jusqu'où allaient les Égyptiens dans l'observation de la course du Soleil ? Entre Nagada et Badari, la différence est proche de 0,4°. Avaient-ils dépassé ce seuil ? L'équation se pose en ces termes : 0,4° correspond à un décalage de 7 millimètres par mètre sur un cercle. Cette différence devient 7 cm sur un cercle de 10 mètres de rayon. On peut envisager, sur une période de plusieurs siècles d'observation, que des hommes attentifs aient été capables d'un tel discernement. Et dans ces conditions, le Soleil de Louxor leur parut plus "juste" que celui de Badari ou de Gizeh...